Pourquoi cette réforme ?
Depuis sa mise en place en 2020, le système PASS-LAS a fait l'objet de critiques croissantes. Étudiants, parents, doyens de médecine et la Cour des comptes ont tous pointé un système « difficilement lisible » et inégalitaire.
En 2024, une étude de la FAGE soulignait que la qualité d'enseignement est moins bonne en LAS qu'en PASS : l'enseignement de la mineure santé se fait exclusivement en distanciel dans 41 % des établissements, et les étudiants bénéficient de trois fois moins de travaux dirigés.
« Deux ans seulement après la réforme des études de santé, les premiers chiffres sont désastreux. Nous constatons des milliers d'abandons de jeunes broyés par la désorganisation généralisée dans les facultés de médecine. »
— Tribune du collectif PASS/LAS, Le Figaro Étudiant
Une filière unique et commune
Le premier changement est structurel. À partir de la rentrée 2027, PASS et LAS disparaîtront de Parcoursup. Ils seront remplacés par une licence unique d'accès aux études de santé dont le nom n'est pas encore arrêté.
Cette formation permettra d'accéder à l'ensemble des filières MMOPK : Médecine, Maïeutique, Odontologie, Pharmacie et Kinésithérapie. Cette unification était plébiscitée tant par les doyens que par les syndicats étudiants.
Trois blocs d'enseignements
Le nouveau parcours sera structuré en trois ensembles :
- Bloc santé — consacré aux savoirs médicaux. Sa part passe à 50 % des cours, contre environ 30 % en LAS aujourd'hui.
- Bloc disciplinaire — correspond à la licence universitaire choisie (24 à 30 ECTS).
- Bloc transversal — enseignements complémentaires comme les langues ou la méthodologie (6 à 12 ECTS).
L'intégralité des matières sera prise en compte pour le classement final. Le ministère précise que les disciplines correspondant aux nouvelles licences d'accès en santé devront être cohérentes avec le domaine médical : fini les LAS en arts du cirque ou en histoire de l'art.
Un examen classant en deux temps
Même si le ministère a banni le mot « concours » depuis 2020, la sélection restera drastique. Pour passer de la nouvelle licence aux filières MMOPK, les candidats pourront se présenter à un examen classant à deux reprises :
- Une première tentative en fin de L1
- Une deuxième tentative en fin de L2
La sélection reposera toujours sur un numerus apertus, c'est-à-dire un nombre de places ajusté localement par les universités et les agences régionales de santé.
Le retour du redoublement
Mesure très attendue : le retour du redoublement. Cette possibilité avait été supprimée par la réforme de 2020 et son absence avait beaucoup pesé sur la pression psychologique des étudiants.
Désormais, les étudiants ayant validé le bloc santé sans atteindre la moyenne dans les autres blocs pourront refaire leur année.
« Nous avons souhaité limiter l'angoisse des candidats. Sinon on se dit qu'on le passe une fois et que sinon c'est fichu. »
— Philippe Baptiste, ministre de l'Enseignement supérieur
La suppression des oraux
Mis en place avec la réforme de 2020, les oraux d'admission devraient à nouveau disparaître. Selon le ministère, ces épreuves étaient difficiles à mettre en place au regard du volume d'étudiants à interroger.
De nombreuses critiques avaient également visé ces oraux, notamment des sujets sans rapport direct avec le champ strictement médical : certains étudiants en PASS avaient dû traiter des sujets d'histoire de l'art, par exemple.
Des places réservées pour les pharmaciens
La PASS-LAS avait particulièrement réduit l'attractivité des études de pharmacie. Le gouvernement a donc prévu une expérimentation : des places seront réservées aux étudiants qui souhaitent s'orienter exclusivement vers la pharmacie, à condition qu'ils répondent aux mêmes conditions de réussite que les autres.
Qui est concerné par la réforme ?
| Année du bac | Système d'accès |
|---|---|
| Bac 2025 | PASS / LAS (système actuel) |
| Bac 2026 | PASS / LAS (dernière promotion) |
| Bac 2027 | Licence d'accès en santé (nouveau système) |
Contexte historique : 50 ans de réformes des études de santé
La réforme 2027 ne tombe pas du ciel. Elle s'inscrit dans une longue histoire de tâtonnements politiques sur la sélection médicale en France.
Avant 1971 : pas de sélection à l'entrée
Jusqu'en 1971, les études de médecine françaises ne connaissaient pas de sélection à l'entrée. N'importe quel bachelier pouvait s'inscrire en première année. La sélection se faisait par échec progressif au fil des années. Le système produisait beaucoup de "fausses vocations" qui s'effondraient après 2-3 ans d'études coûteuses.
1971 : naissance du Numerus Clausus
La loi du 12 juillet 1971 institue le Numerus Clausus : un nombre fixe de places en deuxième année, déterminé chaque année par décret ministériel. Au début, le quota est généreux (8 588 places en 1972). La sélection se fait via un concours en fin de première année commune.
Années 1980-1990 : la grande contraction
Dans un objectif de maîtrise des dépenses de santé, le Numerus Clausus est drastiquement réduit. En 1992, la France n'autorise plus que 3 500 nouveaux médecins par an. Cette réduction historique est aujourd'hui considérée comme la cause principale des "déserts médicaux" actuels — il faut 10 ans de formation pour produire un médecin, donc les conséquences se ressentent avec retard.
Années 2010 : la PACES
En 2010, la PACES regroupe tous les futurs médecins, dentistes, sages-femmes, pharmaciens et kinés dans une même année de sélection. Le système est massivement critiqué : taux de réussite 18 %, deux tentatives possibles avec interdiction d'autre orientation universitaire. La PACES devient le symbole d'un système "broyeur de jeunes".
2020 : la réforme PASS-LAS
Le ministère présente la réforme PASS-LAS comme une "humanisation" du système. Deux voies (PASS pour les profils scientifiques, LAS pour les profils variés). La réforme part d'intentions louables mais se heurte rapidement à des problèmes : 41 % des facultés enseignent la mineure santé en distanciel, qualité d'enseignement très inégale, complexité bureaucratique pour les étudiants et leurs familles.
2027 : la Licence Accès Santé
Sept ans après la PASS-LAS, le ministère reconnaît son échec et lance la Licence Accès Santé. C'est, à bien des égards, un retour partiel vers la PACES (filière unique, sélection en fin de 1ʳᵉ année) mais avec des améliorations majeures (deux tentatives, retour du redoublement, suppression des oraux, validation de licence garantie en cas d'échec). Le pari : combiner la lisibilité de l'ancien système avec la souplesse du nouveau.
Les enjeux politiques cachés derrière la réforme
Au-delà des considérations techniques, la réforme 2027 s'inscrit dans plusieurs tensions politiques majeures que peu de médias évoquent ouvertement.
La pénurie médicale : l'éléphant dans la pièce
La France compte aujourd'hui environ 30 % de territoires en désertification médicale selon l'Ordre national des médecins. Les délais pour obtenir un rendez-vous chez un généraliste atteignent 2-3 mois dans certaines zones rurales, et 6 mois pour un spécialiste comme l'ophtalmologue ou le gynécologue. La réforme 2027 n'augmente pas en soi le nombre de médecins formés — elle facilite seulement l'accès aux études et limite les abandons.
La concurrence des études à l'étranger
Face à la sélectivité française, plusieurs milliers d'étudiants français partent chaque année étudier la médecine en Roumanie, en Belgique, en Espagne, en Italie ou au Portugal. Ces étudiants coûtent environ 1,5 milliard d'euros par an aux familles françaises. Cette fuite des talents est une inquiétude croissante du ministère.
Le lobby des doyens vs le lobby des étudiants
La réforme 2027 a fait l'objet d'âpres négociations. Les doyens de médecine ont longtemps freiné toute évolution, par crainte de perdre la maîtrise de la sélection locale. Les syndicats étudiants (FAGE, UNEF, ANEMF) ont au contraire poussé pour un retour à plus de lisibilité et au redoublement. Le compromis 2027 est un équilibre fragile.
Le poids des mutuelles et de l'assurance maladie
Le ministère de la Santé pousse pour un système qui produirait davantage de généralistes et limiterait la production de spécialistes très rémunérés en libéral. Les "places réservées pour les pharmaciens" sont un signal politique d'orientation forte. À terme, on peut s'attendre à des "places réservées" pour les généralistes en zones sous-dotées.
L'impact de la réforme sur le marché des prépas privées
Le marché français des prépas médecine pèse environ 500 millions d'euros par an. Trois grands acteurs (Médisup, Cours Galien, Supexam) se partagent 70 % du marché. La réforme 2027 va profondément redistribuer les cartes.
Les acteurs historiques face au défi de l'adaptation
Les grandes prépas ont construit leurs supports pédagogiques sur 30 ans pour répondre à la PACES puis à la PASS-LAS. Toute leur organisation pédagogique est calibrée sur l'ancien système. La transition vers la LAcS demande une refonte massive : nouveaux polycopiés alignés sur les 3 blocs, programme étalé sur 2 ans, intégration des disciplines majeures variées.
L'opportunité pour les nouveaux entrants
Cette transition crée une fenêtre d'opportunité pour les nouveaux acteurs comme Mediprep. Construire un programme directement sur la nouvelle maquette LAcS est plus simple que de faire pivoter un programme existant. C'est l'un des paris stratégiques de Mediprep : avoir conçu son programme post-2026 nativement pour la LAcS, plutôt que d'adapter un programme PASS hérité.
L'évolution probable des tarifs
La LAcS s'étalant sur 2 ans (L1 + L2) au lieu d'1 an pour le PASS, plusieurs prépas envisagent de proposer des packages bi-annuels (de 8 000 à 12 000 € sur 2 ans). Mediprep a fait le choix de maintenir un tarif annuel transparent (5 000 €/an) pour permettre aux familles de moduler l'engagement selon les résultats.
La France dans le contexte européen et mondial
La réforme française s'inscrit dans un contexte européen où les systèmes de sélection médicale sont en mouvement permanent. Comparaison avec les principaux modèles.
Allemagne : Numerus Clausus très strict
L'Allemagne maintient un Numerus Clausus national parmi les plus stricts d'Europe. La sélection se fait essentiellement sur la note du bac (Abitur), avec une moyenne minimale autour de 1,0/1,2 (note maximale = 1,0 dans le système allemand) pour les universités prestigieuses. Pas de prépa privée. Conséquence : plusieurs milliers d'étudiants allemands partent étudier la médecine en Roumanie, en Hongrie ou en Autriche. Cette "fuite des talents" est un sujet politique majeur outre-Rhin.
Royaume-Uni : sélection pluri-critères
L'admission britannique combine plusieurs critères : note des A-Levels (équivalent bac, niveau A* ou A pour les facs prestigieuses), tests standardisés (UCAT, BMAT), expérience de stage clinique d'au moins 2 semaines obligatoire, lettres de recommandation, et entretiens approfondis (souvent 3-4 entretiens consécutifs en MMI — Multiple Mini Interviews). Le système valorise les candidats "complets" plutôt que les pures bêtes scolaires. Taux de réussite global : 8-15 % selon les facultés.
Pays-Bas : examen national + tirage au sort
Les Pays-Bas ont longtemps utilisé un système original : tous les candidats au-dessus d'un certain seuil de notes étaient admis par tirage au sort pondéré. Ce système a été supprimé en 2017 au profit d'une sélection sur dossier complet. La France pourrait s'inspirer de cette approche pluri-critères.
Espagne : examen national centralisé
L'admission en médecine espagnole se fait via un examen national centralisé (PCE-Selectividad) juste après le bachillerato. Les notes du bac et de cet examen sont fusionnées en une note unique servant de base au classement national. Sélection très stricte (la médecine demande des notes parmi les plus élevées de toutes les filières). Système simple, lisible, mais critiqué pour son uniformité.
Italie : examen d'entrée annuel
L'Italie organise un examen d'entrée national en médecine chaque année en septembre. Sélection drastique mais transparente. Beaucoup d'étudiants français qui ratent leur PASS tentent cet examen comme "second choix".
États-Unis : Medical School après une licence complète
Le modèle américain est radicalement différent. Pas d'admission directe en médecine après le bac : il faut d'abord faire une licence complète (Bachelor's Degree) de 4 ans, généralement en sciences (chimie, biologie, biochimie). Puis on candidate aux Medical Schools via le test MCAT, des entretiens, des lettres de recommandation. La Medical School elle-même dure 4 ans. Total : 8 ans après le bac, sans compter la résidence (3-7 ans selon la spécialité). Frais : 50 000 à 80 000 $ par an. Beaucoup d'étudiants finissent leurs études avec 200 000-300 000 $ de dette.
Canada : système hybride
Le Canada combine licence préalable (au moins 2 ans) et examen MCAT. Forte sélectivité (10-15 % d'admission). Les facultés québécoises (McGill, Université de Montréal, Laval, Sherbrooke) acceptent beaucoup d'étudiants français francophones, ce qui en fait une destination de plus en plus prisée.
L'impact concret sur les étudiants : trois scénarios
Pour rendre la réforme tangible, voici trois scénarios d'étudiants types et comment leur parcours change avec la nouvelle LAcS.
Scénario 1 — Léa, bachelière 2027, profil scientifique brillant
Léa a obtenu son bac avec 18,5 de moyenne, spécialités maths et SVT. Elle est admise en Licence Accès Santé option "Sciences pour la santé" à l'Université de Lyon. Année 1 (2027-2028) : elle suit le bloc santé (50 %) intensivement, valide tous ses partiels avec 14-15 de moyenne, et réussit l'examen classant en juin 2028 dans les 8 premiers pourcents. Elle entre directement en deuxième année de médecine à Lyon en septembre 2028. Total parcours médecine : 9 ans après le bac, soit médecin diplômée à 27 ans. Cette trajectoire est celle de l'élite académique — environ 10-15 % des étudiants en LAcS la suivent.
Scénario 2 — Karim, bachelier 2027, profil moyen mais déterminé
Karim a obtenu son bac avec 14 de moyenne. Il s'inscrit en Licence Accès Santé option Biologie à l'Université de Tours. Année 1 (2027-2028) : il valide ses partiels mais rate l'examen classant en juin 2028 (rang 35 % alors que la barre est à 20 %). Il continue en L2 avec un programme Mediprep en parallèle. Année 2 (2028-2029) : il intensifie sa préparation, et grâce au redoublement effectif et à la 2ᵉ tentative, il réussit l'examen classant en juin 2029 dans les meilleurs 18 %. Il entre en deuxième année MMOPK à la rentrée 2029. Total parcours : 10 ans après le bac. Cette trajectoire est celle de la majorité des étudiants admis (60-70 %).
Scénario 3 — Marie, bachelière 2027, échec aux 2 tentatives
Marie a obtenu son bac avec 13 de moyenne. Elle s'inscrit en Licence Accès Santé option Droit à Sorbonne Université, en pensant qu'elle pourrait basculer en droit en cas d'échec. Année 1 (2027-2028) : elle rate l'examen classant en juin 2028 (rang 45 %). Année 2 (2028-2029) : elle rate à nouveau en juin 2029. Décision : elle valide sa L2 de droit avec mineure santé, et bascule en L3 de droit en septembre 2029 pour terminer sa licence (1 année de plus). Elle obtiendra sa licence de droit en juin 2030, soit 3 ans après le bac. Avantage de la nouvelle LAcS : contrairement au PASS classique, son année n'est pas perdue. Elle peut désormais poursuivre en master de droit médical, droit de la santé publique, ou tout autre master de droit. Cette trajectoire concerne environ 25-30 % des étudiants en LAcS.
Comparaison avec l'ancien PASS
Sous l'ancien système PASS, le scénario 3 aurait été beaucoup plus brutal : Marie aurait perdu 2 ans (PASS + LAS) sans diplôme valorisable, et aurait dû recommencer à zéro une licence universitaire. La LAcS supprime cette pénalité : l'année universitaire est valorisée et capitalisée, même en cas d'échec aux études de santé.
La parole aux acteurs : doyens, étudiants, parents
Pour comprendre comment la réforme est vécue sur le terrain, voici trois témoignages complémentaires d'acteurs concernés à différents niveaux du système.
Pr. Catherine M., doyenne d'une faculté de médecine à Lyon
« Cette réforme va dans le bon sens, mais le calendrier est insoutenable. Le ministère nous demande de construire en 18 mois ce qui aurait normalement nécessité 4-5 ans : nouvelle maquette LAcS, formation des enseignants, recrutement de coordinateurs disciplinaires, négociation avec les universités partenaires pour les majeures hors-santé. Mes équipes administratives sont sous tension. Je crains qu'on n'arrive à la rentrée 2027 avec un système hybride mal stabilisé, qui pourrait décourager la première promotion. Mon souhait : que le ministère accorde 1 année de transition supplémentaire, ce qui permettrait à toutes les facs d'arriver au mieux le jour J. Politiquement, ce n'est pas faisable, je le sais. »
Hugo, 17 ans, lycéen en terminale spé maths/physique-chimie/SVT
« Je suis en terminale et je veux faire médecine. La réforme me concerne directement : je serai dans la première promotion LAcS en 2027. D'un côté ça me rassure (deux tentatives, redoublement possible), de l'autre ça m'inquiète (programme pas encore stabilisé, profs pas formés). Mes parents et moi avons décidé d'investir dans une prépa privée dès l'été 2027 pour être sûr d'arriver bien préparé. On a comparé Médisup, Cours Galien et Mediprep. On a choisi Mediprep parce qu'ils ont déjà un programme spécifique pour la LAcS, alors que les autres adaptent en cours de route. Je vise médecine générale en zone sous-dotée parce que mes grands-parents vivent dans le Cantal et n'ont plus de médecin traitant depuis 2 ans. C'est ma motivation profonde. »
Fabienne et Patrick, parents de jumeaux en seconde
« Nos jumeaux Léo et Théo sont en seconde. Léo veut faire médecine, Théo hésite encore entre médecine, kiné et psychologie. La réforme nous arrange parce qu'elle leur permet de ne pas avoir à choisir trop tôt : ils pourront tous les deux s'inscrire en LAcS avec une majeure différente (Sciences pour la Santé pour Léo, STAPS pour Théo qui fait du basket de haut niveau). Si l'un échoue, il garde sa licence. C'est un vrai filet de sécurité que nous n'aurions pas eu avec l'ancien PASS-LAS. Ce qui nous inquiète : le coût potentiel d'une prépa privée pour deux enfants en même temps (10 000 €/an minimum). Nous explorons les bourses Mediprep "égalité des chances" et le crédit étudiant à taux préférentiel. C'est un investissement énorme pour une famille de la classe moyenne. »
Questions techniques restées en suspens
Au moment où nous écrivons ces lignes (mai 2026), plusieurs questions techniques importantes restent à trancher par décrets ministériels avant la rentrée 2027.
La liste exacte des licences disciplinaires compatibles
Le ministère a annoncé que les licences "arts du cirque" ou "histoire de l'art" ne seront pas reconduites. Mais la liste exacte des licences compatibles avec la LAcS n'est pas encore publiée. Les arbitrages sont en cours entre les directions générales des deux ministères concernés (Enseignement supérieur + Santé). Les parties prenantes attendent une publication avant le 31 décembre 2026 pour permettre aux universités de finaliser leurs maquettes.
Le mode de calcul du classement final
Le texte officiel précise que "l'intégralité des matières sera prise en compte pour le classement final". Mais comment exactement ? Avec un coefficient identique pour les 3 blocs (santé / disciplinaire / transversal) ? Avec une pondération spécifique pour le bloc santé ? Avec un seuil minimum à atteindre dans chaque bloc pour être éligible à l'examen classant ? Ces questions seront tranchées par arrêté ministériel courant 2026.
La gestion des étudiants déjà en PASS lors de la transition
Les bacheliers 2026 entreront en PASS classique en septembre 2026. Que se passe-t-il pour ceux qui échouent à l'examen classant en mai 2027 et veulent retenter leur chance ? Pourront-ils basculer dans la nouvelle LAcS en 2027-2028 ? Si oui, à quel niveau (L1 ou L2) ? Avec quelles équivalences de matières déjà validées ? Le ministère a promis un dispositif de "passerelle douce" mais les modalités exactes ne sont pas connues.
La question budgétaire : où trouver les financements ?
Le ministre a annoncé un "accompagnement significatif" des universités sur le plan financier. Le président de France Universités s'est dit inquiet à ce sujet : "Il nous faut des financements, notamment pour l'administratif et l'organisation des tutorats dans les facultés". Le projet de loi de finances 2027 fixera les enveloppes budgétaires précises. Plusieurs syndicats de doyens estiment que la réforme nécessitera 1,2 à 1,8 milliard d'euros sur 5 ans pour être mise en œuvre dans de bonnes conditions.
La position de Mediprep
La réforme va dans le bon sens — fin du système opaque, retour du redoublement — mais le calendrier serré inquiète les doyens. Le programme exact de la nouvelle licence n'est pas encore complètement arrêté.
Notre équipe pédagogique anticipe déjà les modalités du nouveau parcours. Que vous soyez bachelier 2026 (dernière promotion PASS-LAS) ou bachelier 2027 (première promotion du nouveau système), votre programme Mediprep sera adapté à votre situation.